Mývatn

Après une bonne nuit dans un vrai lit, j’ai envie de m’attarder un peu sous la couette. Eh oui, quand on dort dans une tente, sous la pluie, dans le froid et à même le sol, on a tendance à se lever tôt. (Enfin, j’ai rencontré une allemande qui m’a fait don d’un tapis de sol, et ça change tout)
Mais là je glandouille toute la matinée, une bière et je me fais couler un bon bain. Je suis dans une « guesthouse » et je suis seul, j’en profite. Bon comme d’habitude, l’eau chaude sent l’œuf pourri (j’ai vraiment du mal à m’y faire), mais j’espère que ça fera du bien à mes pieds. J’ai mis une photo que je dédicace à Juliana ;-)

La journée s’annonce une nouvelle fois pluvieuse, donc je peux faire encore une croix sur les baleines aujourd’hui. Je vais en profiter pour aller commencer ma visite du lac Mývatn à 60km de là. Route merdique dans le brouillard sous contrôle ovin, mais ça j’ai l’habitude maintenant.
A l’entrée de Reykjahilð, un panneau attire mon attention et m’a bien fait rire.

Avec ses 150 habitants, Reykjahilð est évidement la grosse ville du coin et c’est là où je file me documenter sur le lac. A l’office de tourisme, je croise deux personnes qui me disent vaguement quelque chose. Et pour cause, ce sont 2 des 3 autostoppeurs suédois que j’ai croisé 2 jours avant à Dettifoss. On sympathise, ils m’invitent à manger dans leur tente planquée dans les broussailles (camping sauvage oblige) et je les invite dans ma voiture pour faire un tour.
Ils sont ravis

Elle pleure vraiment, mais c’est à cause du vent dans les yeux. (Il paraît qu’il fait beau en France…)
Notre première étape, le cratère Víti, qui veut dire « enfer » en islandais. Du coup, j’ai la chanson Highway to Hell en tête toute la journée.

Un bruit de fou, qu’on pourrait retrouver sur la ligne de départ d’une course en Boeing 747, règne ici grâce à l’usine géothermique un peu plus loin. La terre est trempée et très glissante sur le cratère ce qui rend la balade assez dangereuse.
On continue avec Leirhnjúkur, où l’on trouve des solfatares puis une coulée de lave de 1984. Ça fait 26 ans et c’est toujours chaud. Ça fume et par certains trous on sent de l’air chaud, impossible d’y laisser la main plus de quelques secondes.

Une petite photo avec les suédois (Nisse Stella et Linnie), en souvenir de cette belle journée d’été.

(Laura, je leur ai refilé la méthode des chaussettes en sac plastique, que t’as enseigné un clodo de Belfort)
J’avais aussi envie de vous montrer ce que font les islandais lorsqu’un pipeline croise une route.

On prend ensuite la direction des bains naturels, un petit blue lagoon, mais j’insiste pour faire une dernière escale à Hverir, histoire de bien mourir de froid. L’endroit est très très bizarre. J’aurais pu croiser un bonhomme vert avec 6 bras sans que ça choque. Y’a des endroits lunaire en Islande, mais là c’est carrément Mars. La terre jaune orange avec des espèces de pustule qui fume. Avec sur la fin du parcourt une rencontre avec ce que j’ai appelé le bubble monster, une marre de boue grisâtre qui fait des bulles comme avec un chewing-gum.

On termine la journée dans l’eau chaude du mini blue lagoon, où je retrouve mes 2 amis belges rencontrés au Laki. Tous les jours maintenant, je retrouve des gens que je connais. Comme quoi partir seul, c’est vraiment ce qu’il y a de mieux pour rencontrer des gens. (et avec ça je dis Pan dans la tête à tous ceux qui m’ont abandonné en cours de route, :-P )

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